QUOI ? Le groupe The Inspector Cluzo présente son dixième album, Less Is More, en concert live et sans backing tracks, dans une démarche artistique engagée, inspirée des écrits de Thoreau et du mouvement post-croissance.
OÙ ? L’Archipel / El Mediator, Perpignan
QUAND ? Jeudi 26 novembre 2026 à 20h30
Ils n’ont jamais demandé la permission.
Pas de label. Pas de manager. Pas de régie avec des lumières qui clignotent comme un panneau publicitaire. Juste deux types en chemise déchirée, des guitares usées jusqu’à la moelle, et une idée simple : jouer ce qu’ils ont à dire, sans filtre.
Leur dixième album, Less Is More, est sorti comme une gifle de vent d’hiver sur les ruelles du centre-ville. Enregistré en quatre jours dans un studio de Nashville, sans backing tracks, sans retouches, juste deux mains, deux voix, et un peu de poussière sur les micros. Rolling Stone le classe 5e au monde — premier français. Classic Rock l’appelle “l’album rock le plus sincère depuis dix ans”.
Ils n’en ont rien à faire.
Ce qui les tient debout, ce n’est pas la gloire. C’est Thoreau. C’est la terre qu’ils labourent entre deux tournées. C’est cette idée que moins de choses, c’est plus d’âme. Pas de streaming pour remplir des poches. Juste du disque en vinyle, vendu à la sortie du concert, dans un sac en toile, avec un mot écrit à la main : Merci d’avoir entendu.
Ils ne sont pas venus ici pour faire un show.
Ils viennent pour parler.
Perpignan, ce soir-là, va sentir l’odeur du bois brûlé et du tabac froid.
Pas celle des bars qui sentent le désinfectant et les bières en canette. Non. Celle de ceux qui ont marché longtemps avant d’arriver. Qui ont dormi dans leur van sous les platanes du parc de la République, qui ont acheté un pain au levain à la boulangerie du coin, pas celle du supermarché.
L’Archipel, c’est une salle aux murs nus, sans loge VIP, sans bar en cristal. Juste des planches de bois qui grincent sous les pieds, et des gens assis sur des chaises en métal, comme dans les écoles d’autrefois.
Ils ne viennent pas pour voir des lumières. Ils viennent pour entendre la vérité.
Le guitariste, celui qui a le regard qui ne cligne jamais, va jouer une chanson qu’il a écrite après avoir vu un champ de tournesols brûlé par la sécheresse.
L’autre, celui qui chante comme s’il lisait une lettre d’amour à quelqu’un qui est mort, va parler des rats dans les caves du vieux Perpignan — ceux qu’on ne voit pas, mais qui mangent tout ce que l’argent laisse tomber.
On ne parle pas beaucoup ici du silence.
Pourtant, c’est lui qui fait le fond de tout ce qu’ils font.
Le silence entre deux notes. Le silence après un mot trop vrai. Le silence quand la salle retient son souffle — parce que personne n’a plus envie de parler.
Ces deux-là ne sont pas des musiciens.
Ils sont des paysans du son. Ils sèment, ils attendent, ils récoltent. Pas pour vendre. Pour vivre.
Et ce soir, à 20h30, dans cette salle qui sent la poussière et le bois ancien, vous allez entendre quelque chose que les algorithmes ne peuvent pas reproduire :
Une vérité qui n’a pas besoin de likes.
Signe Paul Ferra
💬 Commentaires
Salut super article!!
Merci Franck, content que ça t’ait plu ! C’est justement ce genre de connivence qu’The Inspector Cluzo cherche à créer — entre musique, sincérité et ce petit coin de Pyrénées-Orientales qui les a accueillis comme des amis. À jeudi, si tu viens : prends un vinyle, et dis-leur merci en personne ! — L'équipe CyberDonkey
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