QUOI ? Spectacle comique des Chevaliers du Fiel, une satire burlesque des vacances ratées et de l’obsession touristique de Dubaï.
OÙ ? Palais des Congrès, Perpignan.
QUAND ? Mardi 23 février 2027 à 20h30.
Il y a des voyages qui vous emportent loin. Et puis il y a ceux qui vous ramènent à vous, en vous faisant rire jusqu’à en avoir mal au ventre.
Les Chevaliers du Fiel ne sont pas des touristes. Ils n’ont jamais posé le pied sur la plage de Palm Jumeirah. Mais ils savent ce que ça fait d’être piégé dans un hôtel cinq étoiles avec une femme qui voulait juste se reposer, et vous qui avez réservé un dîner en haut du Burj Khalifa sans lui dire qu’il y avait trois heures d’attente. Ce n’est pas un spectacle. C’est un miroir. Un miroir tordu, dans lequel on reconnaît nos propres absurdités.
Dubai ? Oui. Mais ce n’est pas la ville qui compte ici. C’est l’effet de bord : les chameaux en lunettes noires, les influenceurs qui prennent des photos d’eux-mêmes en train de faire une photo, les vendeurs de jus de datte qui vous proposent un « package VIP avec selfie inclut ». Tout ça, les Chevaliers le démontent avec la précision d’un horloger qui vient de se rendre compte que sa montre ne marche pas… et qu’il a payé trois mois de salaire pour.
Deux acteurs. Douze personnages. Des costumes qui évoluent en deux secondes, des voix qui changent comme on change de chaussettes. Et ce rire-là — le rire qui vous prend par-derrière, quand vous ne vous y attendez pas, celui qui vous fait oublier que vous avez encore la facture du chauffage sur la table.
C’est du théâtre de boue et de satin. Du burlesque sans artifice. Pas de décor numérique. Pas d’écrans. Juste des chaises pliantes, une valise ouverte, et deux hommes qui font tout le reste avec leur corps, leurs regards, et une énergie qui rappelle pourquoi on va au spectacle : pour se souvenir qu’on est vivant… même quand on a raté son vol.
On a vu des spectacles qui veulent vous impressionner. Là, ils veulent vous reconnaître.
Perpignan, ce n’est pas Dubaï. Ici, les ruelles sentent le café brûlé et la lavande. Les vieilles dames discutent sur les marches de l’église Saint-Jacques, les enfants courent après des cerfs-volants en forme de dauphin. Mais ce soir, dans cette salle du Palais des Congrès, on va voyager sans bouger. On va s’envoler avec deux types qui n’ont que leurs voix et leur folie pour tout bagage.
Et c’est ça, la vraie richesse : ne rien avoir, et tout donner.
On n’est pas là pour rire des autres. On est là pour rire avec eux — parce qu’on a tous été cette femme qui a dit « j’ai juste envie de me reposer », et ce mari qui a répondu « d’accord, on va à Dubaï ».
C’est du théâtre, oui. Mais c’est aussi un hommage aux vacances ratées, aux idées farfelues, aux amours qui survivent malgré tout. Aux petits gestes qui tiennent les gens ensemble quand le monde s’effondre en mode « tout est inclus ».
Allez-y. Apportez votre fatigue. Votre humour. Vos souvenirs de voyages qui n’ont rien donné, sauf des rires aux larmes.
On vous attend.
Signé Paul Ferra
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